Au début était le brouillon…

Bonjour mes choux,

j’ai décidé d’innover, et de vous faire entrer dans les coulisses de La Mort est une femme comme les autres.

Voici donc, en exclu, les premières notes prises sur ce projet, et retrouvées il y a 5 minutes alors que je cherchais autre chose… 🙂

Vous allez voir que j’y suis restée assez fidèle.

Le titre initial était : BURN OUT.

 

Burn-out

Mourir, c’est vital

*

Des milliers d’années qu’elle bosse.

Des milliers d’années qu’elle fauche.

La Mort n’en peut plus.

C’est le burn-out.

Et maintenant ?

Premier chapitre

Une famille réunie autour d’une vieille dame dans son lit de mort. L’ancêtre va expirer, c’est officiel, et ça pleure, ça se mouche, ça gémit. Ça n’en finit pas. Au sens propre : ça n’en finit même pas du tout. Rien. Contre toute attente, mémé tient bon. À la fin de l’après-midi, les petits-enfants s’en vont faire leurs devoirs, partent à leur cours de ju-ji-tsu, à leur rendez-vous avec Jessica parce qu’elle vient de se faire larguer, tu vois… et les parents soupirent, seuls avec ce presque cadavre toujours vivant. Mémé est encore en vie.

Les médecins n’y comprennent rien : dans cette unité de soins palliatifs, PERSONNE n’est mort aujourd’hui. What the fuck ?

L’idée

Suivre la Mort dans les affres de son burn-out, ce qu’elle pense, comment elle cherche à s’en sortir (elle voit un psy, rencontre ses homologues ? des dieux ? parle avec eux de leur quotidien, entreprend les syndicats, participe à des groupes de parole, s’achète un hamster ?). On est avec elle, près d’elle et de ses souffrances, réelles, son envie de rien, etc. Ras-le-bol des macchabées. Elle est née pour ça, OK, mais est-on prédestiné ? On ne peut rien changer, tout est écrit ?

Pourquoi elle n’en peut plus, concrètement ? Ils l’ennuient, à protester, gnagnagna, merde, ils sont morts. ET ELLE ?

Tous ces aspects sont explorés, avec humour, décalage et inventivité.

En parallèle, on suit les hommes, le sort de cette humanité qui s’arrête soudain de mourir, les conséquences désastreuses de cette défection.

La surpopulation, l’encombrement, les familles qui éclatent, les travers de chacun qui ressortent, les envies, la folie, etc.

Car mourir, c’est important.

Mourir, c’est vital.

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4 réflexions sur “Au début était le brouillon…

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