
« « Un jour je serai un renard », murmure Marie Pavlenko au détour d’un poème. Et si cette prière avait déjà été exaucée ? Car à la lecture de La main rivière, une chose est sûre : l’autrice sent les pulsations de la terre, l’eau des fleuves coule dans ses veines, et les arbres qui l’entourent constituent son habitat. C’est en symbiose avec la nature qu’elle écrit, se sentant appartenir à la grande espèce du vivant bien plus qu’à l’espèce humaine, dont elle déplore les agissements. S’opposant avec force à l’urbanisation du monde, l’autrice prend le parti de la nature et livre une ode à tout ce qui vit, respire et résiste. »
« Dans tes yeux de montagne je vois des pins crochets des versants moutonneux festonnés de cimes claires des cascades effrontées qui dévalent les rochers dans tes yeux je voyage loin sous un ciel renversant je serre ta main rivière et j’écoute ton souffle couler dans la terre »
- Éditeur
- Bruno Doucey
- Parution
- 2024